Description de Sancerre de Léopold Bonnin : Construction du vieux temple


Construction du vieux temple ( Présent dans )(1)

La maison qui suit, la cour au dessus et la petite maison située au fond de cette cour, faisant face à la rue, se trouvent sur l’emplacement même du vieux temple. En 1609, les Sieurs Dorival et Paul Alard étant ministres, les protestants de Sancerre sollicitèrent de Jean de Bueil IV (Jean IV de Bueil) du nom, Comte de Sancerre, la permission d’établir dans la ville, un temple, pour l’exercice de leur culte, aux lieu et place de celui de la Porte Oison , qui était situé hors les mûrs. Cette permission leur fut accordé et la même année ils édifièrent dans la rue présentement décrite et à l’endroit sus indiqué, leur temple ou prêche. Cette permission fut renouvelée par le Prince de Condé (Henry II de Bourbon-Condé) étant devenu propriétaire du Comté de Sancerre, ordonne la fermeture du prêche, l’exercice du culte réformé fut interdit dans l’intérieur de la ville et les protestants furent obligés de retourner à leur temple de la Porte Oison . En 1650, pendant la détention du Prince de Condé (Henry II de Bourbon-Condé), ils crurent pouvoir, sans permission, recommencer leurs offices dans le temple de la ville ; mais sur la plainte de Monseigneur de Lévy de Ventadour Archevêque de Bourges , le Roi Louis XIV en ordonna de nouveau la fermeture par {Bonnin page : 155} ordonnance du 22 octobre 1650. L’Édit de Nantes ayant été révoqué l’ordre de démolir les prêches fut signifié le jeudi 30 août au ministre Gantois et défense lui fut faite de prêcher dans le royaume. Le vieux temple de la ville de la Porte Oison furent démolis en présence de Monseigneur Phélippeaux (Georges Louis Phélypeaux d’Herbault) de la d’ Archevêque de Bourges , de Monsieur de Gaucourt , lieutenant du Roi pour le Berry, Monsieur de Séraucourt , intendant de la Généralité. Les travaux de démolition commencés le 26 octobre ne se terminèrent que le 17 novembre. Plusieurs se firent remarquer par leur zèle dans cette œuvre de destruction. Celui qui distingua le plus fut le né Jean Gaucher , licencié es-arts et plus tard procureur , à qui les huguenots faillirent par la suite et à plusieurs reprise faire un mauvais parti. Il reçut en récompense de son zèle une médaille laquelle étaient gravés d’un côté la figure de Saint Pierre , chef visible et de l’autre les clefs apostoliques. Les matériaux provenant du prêche de la ville furent employés plus tard à la construction de l’Église des Religieuses de la Miséricorde qui depuis est redevenue à soutenir le nouveau Temple protestant . (2)